Surprise du
3 décembre 2025

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Dépasser la complexité des échecs

Kasparov face à Deep Blue, 11 mai 1997. Photographe : Adam Nadel © AP1997

Vous avez trouvé qu’au bout de deux coups il y a déjà 400 parties possibles. Ce nombre croît de manière exponentielle avec le nombre de coups joués.

Claude Shannon publie en 1949 l’article fondateur des programmes informatiques d’échecs : Programming a computer for playing Chess

Il y détermine que chaque joueur joue en moyenne 40 coups dans une partie d’échecs et qu’en moyenne chaque joueur a 30 coups possibles dans une position. Il estime alors à (30*30)40 soit environ 10120 le nombre de parties d'échecs possibles.
Il y aurait alors plus de parties d’échecs possible que d’atomes dans l’univers. Ce nombre gigantesque est appelé “Nombre de Shannon”.

Shannon en déduit qu’en raison des capacités de calcul limitées des ordinateurs de son époque, et surtout de l’immensité des possibilités à explorer, il est impraticable de déterminer le meilleur coup par simple force brute en étudiant toutes les variantes possibles (stratégie de type A).

Il propose alors une approche alternative : une recherche sélective portant seulement sur les coups les plus « prometteurs » (stratégie de type B).
Pour cela, il définit une fonction d’évaluation h(P,M) qui attribue une valeur à chaque coup M dans une position P. Cette fonction sert à présélectionner les coups intéressants et à limiter l’analyse aux variations pertinentes, réduisant ainsi considérablement le nombre de coups et de positions à explorer.

Des décennies plus tard, en 1997, le superordinateur Deep Blue vainc Gary Kasparov, alors champion du monde des échecs, véritable séisme à l’époque.


Surprise proposée par Nathan Saraiva Bardisbanian

Crédit image : Photographe : Adam Nadel © AP1997

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